jeudi, 05 février 2009

Docteur Kouchner et Mister K





L'affaire K va peut-être prendre de l'ampleur.
C'est une affaire à suivre parcequ'elle touche bien sûr à la politique mais aussi et surtout au "politique"; c'est à dire à ce que l'on est en droit d'attendre d'un homme politique en démocratie.
Voilà l'analyse qu'en fait Philippe Alexandre:

Une certaine nausée

Annoncé comme une bombe, le livre de Pierre Péan sur Bernard Kouchner n'a pas le caractère explosif promis.

Mais il a un effet plus dévastateur. La lecture de ces 324 pages bourrées de chiffres et de faits (l'auteur est un formidable enquêteur) procure moins l'indignation qu'une lancinante nausée. Jamais la dérive bananière de notre République n'avait été éclairée aussi crûment. Il n'est pas question ici de gauche ou de droite, et l'embarras hier des députés devant le pathétique plaidoyer du ministre des Affaires étrangères est significatif.

Dès la première page, Péan annonce la couleur : « Bernard Kouchner constitue à mes yeux un danger public. Il rêve d'effacer 50 ans de politique étrangère indépendante de la France ». Mais il incarne surtout pour l'auteur une rupture avec des règles élémentaires de la morale républicaine.

C'est la tentative de réconciliation de la France avec Paul Kagamé qui a jeté Péan dans la rédaction de son réquisitoire. Le dictateur rwandais est considéré par notre justice comme le vrai auteur du génocide et le commanditaire de l'attentat qui a coûté la vie au président en exercice. Or, ce Kagamé est un des potentats africains avec lesquels Kouchner a noué des relations grassement rétribuées. Le livre fait entrer dans les sulfureux dédales des missions accomplies par l'ancien et futur ministre en Afrique, en Birmanie, ailleurs. Le carnet d'adresses d'un Dr K. n'a pas de prix ! Le chapitre concernant Christine Ockrent nommée à la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France par son propre conjoint est insoutenable pour les journalistes. Depuis 1988, lorsque la révélation de son salaire avait déclenché une grève à France 2, la « reine Christine » se sera fait beaucoup d'ennemis dans la presse, tant par son appétit d'argent que par sa cruauté à exécuter des journalistes. Ah ! Christine. Comme preuve de son indépendance, Kouchner dit qu'elle ne l'a jamais interviewé en 26 ans. Démolie, l'icône B. K. menace d'aller en justice. Mais ce ne sont pas les juges qui pourront restaurer la crédibilité du ministre emblématique de l'ouverture.


Commentaires

Je ne vois pas pourquoi on s'étonne du comportement d'un tel personnage. on sait depuis des années que le PS (mais pas que lui) se cache derrière des apparats d'humanitaires ou anti-racistes comme Dray. Mais tout ceci cache la cupidité et l'arrivisme. Ces gens ont trahi ils doivent être donc traités en tant que tel.
Mais n'oublions pas que ces messieurs viennent d'une idéologie soixante-huitarde et pour eux évidemment il reste "interdit d'interdire". Donc par ici la monnaie ! Chacun verra ici la jonction libertarisme et libéralisme!
Comme la lueur est venue de l'Est un jour, j'aimerais que la prochaine éclaircisse bien les choses !

Ecrit par : un dissident et ancien eleve | jeudi, 05 février 2009

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