jeudi, 12 février 2009
immoral? mais qui ?
Profitant de la flambée des cours du brut en 2008, Total a enregistré l'an dernier le plus important bénéfice jamais réalisé par une entreprise française avec près de 14 milliards d'euros, en hausse de 14 % par rapport à 2007, pour un chiffre d'affaires de 179,98 milliards d'euros.
Profitant de son élection les revenus du Président de la République se décomposeraient ainsi :
Indemnité mensuelle du Président de la République : 24 874, 55 €
Retraite de député (à vie) : 9 298,21 €
Retraite de ministre (à vie et convertible après son décès en rente viagère pour ses héritiers), 8 776, 34 €
Retraite de maire de Neuilly (à vie) : 6 241, 92 €
Soit un total mensuel de : 49 191,02 € ! 30 % de ces revenus ne sont pas imposables, Il resterait tout de même à l’hôte de l’Elysée un revenu imposable mensuel de :
34.435 ,71 € !!!
Mais sur ces rentes, Monsieur Sarkozy ne paye plus aucun impôt, malgré les réclamations qui lui seraient faites depuis 1995 !
Monsieur Sarkozy aurait déclaré pour l’ISF un patrimoine de 1.576.394 €, juste avant l’élection présidentielle. Or il est propriétaire, outre de trois assurances-vie totalisant 897.654 €, d’un appartement de 340 m2 à Neuilly, de trois studios de rapport dans le 6ème, d’une résidence d’été de 11 pièces et 13.000 m2 de terrain à côté d’Ajaccio, d’un appartement pour les sports d’hiver au dessus de Chamonix (120 m2). Sans compter quelques jolies collections de tableaux non assujetties à l’ISF.
La Direction des Services Fiscaux viendrait de le confirmer ! Monsieur SARKOZY ne payerait aucun impôt depuis plus de 12 ans ….
Finalement s’il y quelque chose d’immoral dans cette débauche d’argent, à nous de juger où est la réelle déliquescence du système!
20:36 Publié dans Ethique de la politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 05 février 2009
suite... affaire Kouchner !
Une première réponse juridique et politique pertinente.
Pour un strict cumul des mandats et pour un vériatble statut de l'élu!
L'analyse d'Yves Olivier Stéfanovitch,écrivain
"Le monde selon K.", le livre du journaliste Pierre Péan sur Bernard Kouchner
L'auteur de "Le Sénat - Enquête sur les super privilégiés de la République" (éd. du Rocher), qui revient sur la polémique Kouchner, propose de légiférer.
- Etes-vous surpris par l'affaire Kouchner ?
Elle ne m'étonne pas du tout. Les hommes politiques sont souvent lancés malgré eux dans un cercle infernal, une sorte de spirale qui se résume à l'obligation d'exister. Politiquement et donc financièrement. La tendance est au toujours plus pour ces élus qui profitent de l'absence de statut réel pour cumuler mandats, indemnités et notes de frais.
- Tous les politiques seraient donc pourris ?
Non, il faut arrêter avec le "tous pourris". Il vaut mieux chercher la transparence. Comprendre pourquoi les politiques sont dans un système de parrainage et de privilèges que la mentalité française accepte. On aime les petits rois, on admire parfois ceux qui réussissent, même en mélangeant argent et pouvoir.
- La situation économique mise en regard des sommes brassées par ce monde politique ne peut-elle pas inverser ces mentalités ?
Les gens vont difficilement pardonner à Bernard Kouchner, eu égard à son côté french doctor, très près de la morale. Il est une caricature. Un homme de la société civile qui aime le pouvoir et l'argent, puisque les deux vont ensemble. Les gens commencent à en prendre conscience grâce à internet où circulent les chiffres. Le président du Sénat qui touche 24 000 euros par mois, ça dépasse l'entendement. Mais les mentalités changent lentement. C'est pourquoi la solution est de légiférer.
- Dans quel sens ?
Aujourd'hui, 90 % des parlementaires cumulent des mandats, contre 45 % au début de la Ve République. En France, contrairement à l'étranger où ce cumul n'existe pas, la classe politique ne se renouvelle pas, elle se professionnalise et devient propriétaire de ses mandats. Il faut légiférer en donnant un vrai statut à l'élu, en lui offrant un salaire plutôt que des indemnités. On arrêtera l'ère du toujours plus.
22:18 Publié dans lu dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Docteur Kouchner et Mister K
L'affaire K va peut-être prendre de l'ampleur.
C'est une affaire à suivre parcequ'elle touche bien sûr à la politique mais aussi et surtout au "politique"; c'est à dire à ce que l'on est en droit d'attendre d'un homme politique en démocratie.
Voilà l'analyse qu'en fait Philippe Alexandre:
Une certaine nausée
Annoncé comme une bombe, le livre de Pierre Péan sur Bernard Kouchner n'a pas le caractère explosif promis.
Mais il a un effet plus dévastateur. La lecture de ces 324 pages bourrées de chiffres et de faits (l'auteur est un formidable enquêteur) procure moins l'indignation qu'une lancinante nausée. Jamais la dérive bananière de notre République n'avait été éclairée aussi crûment. Il n'est pas question ici de gauche ou de droite, et l'embarras hier des députés devant le pathétique plaidoyer du ministre des Affaires étrangères est significatif.
Dès la première page, Péan annonce la couleur : « Bernard Kouchner constitue à mes yeux un danger public. Il rêve d'effacer 50 ans de politique étrangère indépendante de la France ». Mais il incarne surtout pour l'auteur une rupture avec des règles élémentaires de la morale républicaine.
C'est la tentative de réconciliation de la France avec Paul Kagamé qui a jeté Péan dans la rédaction de son réquisitoire. Le dictateur rwandais est considéré par notre justice comme le vrai auteur du génocide et le commanditaire de l'attentat qui a coûté la vie au président en exercice. Or, ce Kagamé est un des potentats africains avec lesquels Kouchner a noué des relations grassement rétribuées. Le livre fait entrer dans les sulfureux dédales des missions accomplies par l'ancien et futur ministre en Afrique, en Birmanie, ailleurs. Le carnet d'adresses d'un Dr K. n'a pas de prix ! Le chapitre concernant Christine Ockrent nommée à la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France par son propre conjoint est insoutenable pour les journalistes. Depuis 1988, lorsque la révélation de son salaire avait déclenché une grève à France 2, la « reine Christine » se sera fait beaucoup d'ennemis dans la presse, tant par son appétit d'argent que par sa cruauté à exécuter des journalistes. Ah ! Christine. Comme preuve de son indépendance, Kouchner dit qu'elle ne l'a jamais interviewé en 26 ans. Démolie, l'icône B. K. menace d'aller en justice. Mais ce ne sont pas les juges qui pourront restaurer la crédibilité du ministre emblématique de l'ouverture.
10:43 Publié dans Vie politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 02 février 2009
Extrème Gauche
La gauche radicale aux européennes
Selon un sondage IFOP pour le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, une liste unie de la gauche radicale (Lutte ouvrière, Nouveau Parti anticapitaliste, Parti communiste français et Parti de gauche) obtiendrait 14,5 % des voix aux élections européennes. Dans une telle hypothèse, l'étude (réalisée du 22 au 23 janvier auprès de 876 personnes) donne 22,5 % au PS et 7 % aux écologistes. Voilà de quoi ravir le sénateur de l'Essonne qui milite pour une union entre le "front de gauche" qu'il a constitué avec le PCF aux européennes, et le NPA d'Olivier Besancenot. "Unie, l'autre gauche peut passer en tête de la gauche", avait-il affirmé, le 20 janvier. On n'en est pas là. D'autant que M. Besancenot ne veut pas en entendre parler. "Si le front se fait au nom d'un bon coup électoral, on a dit qu'on n'était pas d'accord", a répliqué M. Besancenot.
Questions :
- quels points communs entre des ex-socialistes, des marxistes-léninistes et des trotskistes ?
- seront-ils les « Le Pen » de Sarkozy ?
19:34 Publié dans Vie politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 01 février 2009
UMP mais pas Sarkozyste
Ugo PARIS, 1er adjoint - Ville UMP de Saint-Lô, Saint Lô : "Selon que vous serez puissant ou misérable."

18:37 Publié dans lu dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

